L’article 403 du Code pénal espagnol punit l’exercice d’actes propres à une profession sans posséder le titre requis, avec une peine de prison lorsque la qualité professionnelle est publiquement affichée.
Également cité comme : article 403 du Code pénal espagnol · art. 403 CP · 403 cp · artículo 403 del Código Penal.
1. Celui qui exerce des actes propres à une profession sans posséder le titre universitaire correspondant délivré ou reconnu en Espagne conformément à la législation en vigueur encourt la peine d’amende de douze à vingt-quatre mois. Si l’activité professionnelle exercée exige un titre officiel attestant la qualification nécessaire et habilitant légalement à son exercice, et que ce titre n’est pas détenu, est infligée la peine d’amende de six à douze mois.
2. Est infligée une peine de six mois à deux ans de prison si l’une des circonstances suivantes est réunie :
a) Si le coupable, en outre, s’attribue publiquement la qualité de professionnel protégée par le titre précité.
b) Si le coupable exerce les actes visés au paragraphe précédent dans un local ou un établissement ouvert au public dans lequel est annoncée la fourniture de services propres à cette profession.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Délimiter les actes propres à la profession. L’infraction suppose l’accomplissement d’actes réservés en exclusivité à la profession. Les prestations de conseil, d’accompagnement ou de service non réservées échappent à la qualification, ce qui exige l’analyse de la réglementation professionnelle.
Établir la reconnaissance du titre. Le titre obtenu à l’étranger et en cours d’homologation soulève une question préalable. La date de la demande, l’équivalence reconnue et le régime transitoire applicable doivent être documentés.
Contester l’attribution publique. La circonstance a) exige une attribution publique de la qualité protégée. L’usage d’une dénomination générique, non réservée par la loi, ne suffit pas à la caractériser.
Discuter la portée de l’établissement ouvert au public. La circonstance b) suppose que l’établissement annonce la fourniture de services propres à la profession. Une activité exercée au domicile, ou sans publicité, ne relève pas de cette circonstance.
Articuler avec l’escroquerie. Lorsque l’exercice illégal s’accompagne d’une tromperie sur la qualité, le concours avec l’escroquerie doit être précisé afin d’éviter la double sanction du même comportement.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.
Amende de douze à vingt-quatre mois, ou de six à douze mois selon le titre requis, portée à six mois à deux ans de prison en cas d’attribution publique de la qualité ou d’exercice dans un établissement ouvert au public.
Exercice d’actes propres à une profession réglementée. Absence du titre universitaire ou officiel requis. Le cas échéant, attribution publique de la qualité de professionnel ou exercice dans un établissement ouvert au public.
Délimiter les actes propres à la profession. L’infraction suppose l’accomplissement d’actes réservés en exclusivité à la profession. Les prestations de conseil, d’accompagnement ou de service non réservées échappent à la qualification, ce qui exige l’analyse de la réglementation professionnelle. Établir la reconnaissance du titre. Le titre obtenu à l’étranger et en cours d’homologation soulève une question préalable. La date de la demande, l’équivalence reconnue et le régime transitoire applicable doivent être documentés. Contester l’attribution publique. La circonstance a) exige une attribution publique de la qualité protégée. L’usage d’une dénomination générique, non réservée par la loi, ne suffit pas à la caractériser. Discuter la portée de l’établissement ouvert au public. La circonstance b) suppose que l’établissement annonce la fourniture de services propres à la profession.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.