Article 251 du Code pénal espagnol : Fraude sur les biens

L’article 251 du Code pénal espagnol punit de un à quatre ans de prison la vente d’un bien dont on n’a pas le pouvoir de disposer, la dissimulation de charges et le contrat simulé.

Également cité comme : article 251 du Code pénal espagnol · art. 251 CP · 251 cp · artículo 251 del Código Penal.

Texte de l’article 251 du Code pénal espagnol

Est puni de la peine de un à quatre ans de prison :

1.º Celui qui, s’attribuant faussement sur une chose mobilière ou immobilière un pouvoir de disposition dont il est dépourvu, soit parce qu’il ne l’a jamais eu, soit parce qu’il l’a déjà exercé, l’aliène, la grève ou la donne à bail à autrui, au préjudice de celui-ci ou d’un tiers.

2.º Celui qui dispose d’une chose mobilière ou immobilière en dissimulant l’existence d’une charge quelconque sur celle-ci, ou celui qui, l’ayant aliénée comme libre, la grève ou l’aliène de nouveau avant la transmission définitive à l’acquéreur, au préjudice de celui-ci ou d’un tiers.

3.º Celui qui conclut au préjudice d’autrui un contrat simulé.

Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.

Peine encourue. Un à quatre ans de prison, sans distinction selon la valeur du bien, les circonstances de l’article 250 demeurant applicables lorsqu’elles sont réunies.

Éléments constitutifs de l’infraction

  1. Pour le numéro 1.º : attribution fausse d’un pouvoir de disposition, et aliénation, constitution de charge ou bail au préjudice d’autrui.
  2. Pour le numéro 2.º : dissimulation d’une charge, ou double aliénation avant la transmission définitive.
  3. Pour le numéro 3.º : contrat simulé conclu au préjudice d’autrui.
  4. Préjudice pour l’acquéreur ou pour un tiers, effectif ou en germe.

Stratégie de défense

Contester la connaissance de la charge. Le numéro 2.º exige la dissimulation, laquelle suppose la connaissance de la charge et une volonté de la taire. L’inscription publique de la charge, accessible à l’acquéreur, affaiblit sensiblement cette démonstration.

Établir la réalité du contrat. Le numéro 3.º suppose une simulation, c’est-à-dire l’absence de volonté réelle de produire les effets déclarés. L’exécution effective des prestations, même partielle, contredit la simulation alléguée.

Discuter le pouvoir de disposition. Le numéro 1.º exige l’absence de pouvoir de disposer. Le mandat révoqué mais non notifié, la copropriété ou l’existence d’une promesse antérieure soulèvent une question civile préalable qui affecte l’élément intentionnel.

Opposer le caractère civil du litige. Le défaut d’exécution d’un contrat valablement formé constitue un manquement civil et non une infraction. La démonstration de la tromperie antérieure ou concomitante à la conclusion du contrat est indispensable et fait fréquemment défaut.

Rechercher la restitution. La restitution du bien ou la levée de la charge avant l’audience de jugement ouvre l’atténuante de l’article 21.5.ª, dont l’effet est déterminant compte tenu du plancher de peine d’un an.

Défense dans cette matière

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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.

Questions fréquentes

Quelle est la peine prévue par l’article 251 du Code pénal espagnol (fraude sur les biens) ?

Un à quatre ans de prison, sans distinction selon la valeur du bien, les circonstances de l’article 250 demeurant applicables lorsqu’elles sont réunies.

Quels sont les éléments constitutifs de l’infraction prévue à l’article 251 du Code pénal espagnol ?

Pour le numéro 1.º : attribution fausse d’un pouvoir de disposition, et aliénation, constitution de charge ou bail au préjudice d’autrui. Pour le numéro 2.º : dissimulation d’une charge, ou double aliénation avant la transmission définitive. Pour le numéro 3.º : contrat simulé conclu au préjudice d’autrui. Préjudice pour l’acquéreur ou pour un tiers, effectif ou en germe.

Quelle stratégie de défense adopter face à une poursuite fondée sur l’article 251 du Code pénal espagnol ?

Contester la connaissance de la charge. Le numéro 2.º exige la dissimulation, laquelle suppose la connaissance de la charge et une volonté de la taire. L’inscription publique de la charge, accessible à l’acquéreur, affaiblit sensiblement cette démonstration. Établir la réalité du contrat. Le numéro 3.º suppose une simulation, c’est-à-dire l’absence de volonté réelle de produire les effets déclarés. L’exécution effective des prestations, même partielle, contredit la simulation alléguée. Discuter le pouvoir de disposition. Le numéro 1.º exige l’absence de pouvoir de disposer. Le mandat révoqué mais non notifié, la copropriété ou l’existence d’une promesse antérieure soulèvent une question civile préalable qui affecte l’élément intentionnel. Opposer le caractère civil du litige. Le défaut d’exécution d’un contrat valablement formé constitue un manquement civil et non une infraction.

Le texte français de l’article 251 du Code pénal espagnol a-t-il un caractère officiel ?

Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.

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