Il s’agit d’une disposition définitoire, et donc d’application constante. De son interprétation dépend la qualification de vol simple ou de vol avec effraction, avec la différence de peine correspondante, et c’est elle qui permet de rattacher au vol avec effraction l’usage non autorisé des cartes bancaires aux distributeurs.
Également cité comme : article 239 du Code pénal espagnol · art. 239 CP · 239 cp · artículo 239 del Código Penal.
Sont considérées comme fausses clés :
1. Les crochets ou autres instruments analogues.
2. Les clés légitimes perdues par le propriétaire ou obtenues par un moyen constitutif d’infraction pénale.
3. Toutes autres clés que celles destinées par le propriétaire à ouvrir la serrure forcée par l’auteur.
Aux fins du présent article, sont considérés comme des clés les cartes, magnétiques ou perforées, les télécommandes ou instruments d’ouverture à distance et tout autre instrument technologique d’efficacité similaire.
Texte consolidé publié par le Journal officiel de l’État espagnol, loi organique 10/1995 du 23 novembre portant Code pénal. Traduction française non officielle ; le texte espagnol fait foi.
| Fonction | Définir la notion de fausse clé aux fins de l’article 238, 4°, et donc du vol avec effraction. |
|---|---|
| Rédaction en vigueur | Elle résulte de la loi organique 5/2010 du 22 juin, qui a introduit l’assimilation technologique du dernier alinéa. |
| Instruments assimilés | Cartes magnétiques ou perforées, télécommandes et instruments d’ouverture à distance, et tout autre instrument technologique d’efficacité similaire. |
| Conséquence sur la peine | Un à trois ans selon l’article 240, ou deux à cinq ans dans les hypothèses de l’article 241. |
| Délimitation | Avec le vol simple de l’article 234, qui n’exige pas de force, et avec le vol aggravé par abus de confiance de l’article 235. |
| Applications fréquentes | Usage de la carte bancaire d’autrui à un distributeur, emploi de clés obtenues par le personnel de maison et ouverture de véhicules au moyen de dispositifs électroniques. |
Origine de l’instrument. La qualification dépend de la manière dont la clé ou la carte a été obtenue. Si le titulaire l’a remise volontairement pour un usage incluant celui qui a été fait, il n’y a pas de fausse clé et les faits relèvent, le cas échéant, de l’abus de confiance ou du vol simple.
Autorisation tacite et étendue de la mission. Dans les relations de confiance, d’emploi domestique ou d’aide à la personne, il convient d’établir l’étendue de la mission. Une autorisation préalable pour des achats ou des démarches exclut le caractère subreptice de l’accès.
Preuve de l’usage. L’accusation doit établir que c’est bien le mis en cause qui a employé l’instrument. Les enregistrements, la traçabilité des opérations et les journaux d’accès constituent le terrain naturel de la contestation.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat. La traduction française n’a pas de caractère officiel.
Dernière révision : 21 septembre 2026.
Les crochets ou instruments analogues, les clés légitimes perdues par le propriétaire ou obtenues par un moyen constitutif d’infraction, et toute autre clé non destinée par le propriétaire à ouvrir la serrure forcée.
Aux fins de cet article, oui. Le dernier alinéa assimile aux clés les cartes, magnétiques ou perforées, les télécommandes d’ouverture et tout autre instrument technologique d’efficacité similaire.
L’usage d’une fausse clé constitue la force sur les choses de l’article 238, 4°, de sorte que les faits sont punis comme vol avec effraction : un à trois ans selon l’article 240, ou deux à cinq ans lorsque l’article 241 s’applique.
Cela peut l’être. L’assemblée plénière de la chambre criminelle du Tribunal suprême, dans son arrêt 266/2024 du 18 mars, qualifie de fausse clé celle que le titulaire n’a jamais remise volontairement pour cet usage, même si l’auteur disposait d’un accès légitime aux lieux.
Non. Le fondement de l’aggravation n’est pas la détérioration du mécanisme mais la violation de la barrière de protection mise en place par le titulaire.
Dans la version consolidée publiée par le Journal officiel de l’État espagnol, qui constitue le texte authentique.