Disposition brève d’un rendement pratique considérable. Son invocation permet d’écarter des circonstances aggravantes que l’accusation superpose à l’incrimination retenue, avec la réduction correspondante du cadre des peines, et elle constitue l’un des moyens de recours les plus efficaces contre les décisions qui comptent deux fois le même élément.
Également cité comme : article 67 du Code pénal espagnol · art. 67 CP · 67 cp · artículo 67 del Código Penal.
Les règles de l’article précédent ne s’appliquent pas aux circonstances aggravantes ou atténuantes que la loi a prises en compte pour décrire ou sanctionner une infraction, ni à celles qui lui sont à ce point inhérentes que, sans elles, elle ne pourrait être commise.
Texte consolidé publié par le Journal officiel de l’État espagnol, loi organique 10/1995 du 23 novembre portant Code pénal. Traduction française non officielle ; le texte espagnol fait foi.
| Fonction | Interdire la double prise en compte d’une même circonstance, d’abord comme élément de l’infraction puis comme circonstance modificative. |
|---|---|
| Première hypothèse | Circonstances prises en compte par la loi pour décrire l’infraction, c’est-à-dire intégrées à sa description. |
| Deuxième hypothèse | Circonstances prises en compte pour sanctionner l’infraction, c’est-à-dire fondant une forme aggravée ou atténuée. |
| Troisième hypothèse | Circonstances inhérentes à l’infraction, sans lesquelles elle ne pourrait être commise. |
| Rapport avec l’article 66 | Les règles d’individualisation de l’article 66 sont écartées pour ces circonstances. |
| Circonstances concernées | Tant les aggravantes de l’article 22 que les atténuantes de l’article 21 et la circonstance mixte de parenté. |
Examen systématique dans les conclusions en défense. Chaque circonstance invoquée par l’accusation doit être confrontée à la description de l’incrimination. C’est une question de pur droit, indépendante de la preuve, qui peut être soutenue même lorsque les faits sont admis.
Moyen de recours. La violation de l’article 67 se soulève par la voie de l’erreur de droit dans l’application des règles pénales de fond, tant en appel qu’en cassation.
Attention aux formes aggravées. L’erreur la plus fréquente consiste à appliquer l’aggravante générale alors que le même élément a déjà déterminé la qualification aggravée. La détecter réduit souvent sensiblement la peine requise.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat. La traduction française n’a pas de caractère officiel.
Dernière révision : 21 septembre 2026.
Que les règles d’individualisation de l’article 66 ne s’appliquent pas aux circonstances aggravantes ou atténuantes déjà prises en compte par la loi pour décrire ou sanctionner l’infraction, ni à celles qui lui sont inhérentes, sans lesquelles elle ne pourrait être commise.
La règle qui empêche qu’un même élément de fait soit compté deux fois au détriment du prévenu : d’abord pour qualifier les faits, puis pour aggraver la peine par une circonstance.
Non. Le guet-apens est l’élément qui qualifie l’assassinat ; il ne peut donc être retenu en outre comme circonstance aggravante générale de l’article 22.
Le cadre des peines est recalculé selon l’article 66. En l’absence d’aggravante, la peine n’a pas à être prononcée dans sa moitié supérieure, ce qui représente en pratique une réduction sensible.
Non. C’est une question de pur droit, soutenable même lorsque les faits ne sont pas discutés, et un moyen de recours pour erreur dans l’application de la règle pénale.
Oui. Le texte vise les circonstances aggravantes ou atténuantes : une atténuante déjà intégrée à l’incrimination ne peut pas davantage être retenue séparément.